La maladie de Dupuytren est une affection chronique et progressive de la main. Elle est due à un épaississement anormal de l’aponévrose palmaire, une membrane fibreuse située sous la peau de la paume et des doigts.
Le chirurgien réalise des incisions au niveau de la paume et/ou des doigts afin d’exposer les brides pathologiques. Celles-ci sont ensuite réséquées avec précaution, en respectant les nerfs, les vaisseaux et les tendons. L’objectif est de permettre au doigt de retrouver une extension satisfaisante. La peau est ensuite suturée, nécessitant parfois des plasties cutanées afin de pallier la rétraction de la peau.
La durée de l’intervention varie selon le nombre de doigts concernés et l’étendue de la maladie. Elle est en moyenne de 45 minutes à 1h30.
L’intervention est le plus souvent réalisée sous anesthésie locorégionale (anesthésie du bras ou de la main). Une anesthésie générale est parfois proposée selon le contexte médical ou le souhait du patient.
Un pansement volumineux associé à une attelle est mis en place à la fin de l’intervention pour protéger la main opérée. L’immobilisation est en général courte et adaptée à chaque patient. Dans la plupart des cas, une attelle nocturne type « palette palmaire » devra être portée la nuit pendant une durée de 4 semaines.
Après l’intervention, la main peut être douloureuse et gonflée pendant quelques jours. Un traitement antalgique est systématiquement prescrit. Les soins de pansement sont réalisés régulièrement jusqu’à la cicatrisation complète. Les fils sont retirés entre 10 et 15 jours après l’opération. Une rééducation plurihebdomadaire avec un kinésithérapeute ou un ergothérapeute est essentielle pour récupérer la mobilité des doigts, limiter les raideurs et optimiser le résultat. Le port d’une attelle nocturne est nécessaire pendant 4 semaines. Des attelles complémentaires peuvent être nécessaires en cas d’enraidissement articulaire concomittant. La reprise des activités quotidiennes est progressive. Les efforts importants avec la main sont évités pendant plusieurs semaines. Comme toute chirurgie, des complications sont possibles mais rares : infection, retard de cicatrisation, troubles sensitifs transitoires, raideur ou récidive de la maladie à plus long terme.