Le syndrome de la traversée thoraco-brachiale (STTB) regroupe un ensemble de troubles dus à la compression du pédicule vasculonerveux sous-clavier puis axillaire sur son trajet de la région thoraco-cervicale à la région brachiale, au travers de plusieurs défilés osseux et musculotendineux.
Une anomalie anatomique (ex. : côte cervicale surnuméraire, muscle scalène accessoire, structures tendineuses accessoires)
Un traumatisme.
Une mauvaise posture prolongée (travail de bureau, bras levés fréquemment).
Des activités répétitives (sport ou travail manuel intense).
Le diagnostic repose sur un examen clinique neurologique et vasculaire minutieux, complété par des examens d’imagerie et/ou électrophysiologiques :
Tests physiques : manœuvres de provocation des symptômes (test d’Adson, test de Roos).
Électromyogramme (EMG) : évalue l’atteinte nerveuse et ses conséquences sur les muscles en périphérie.
Échographie-doppler, IRM ou angioscanner : visualisent les structures comprimées (nerfs, vaisseaux).
Bilan vasculaire : si suspicion de compression artérielle ou veineuse.
Un diagnostic précis est essentiel car les symptômes peuvent ressembler à d’autres pathologies (hernie cervicale, canal carpien, etc.).
Dans la majorité des cas, le traitement est conservateur :
Rééducation : kinésithérapie ciblée pour corriger la posture, assouplir les muscles, renforcer les stabilisateurs de l’omoplate.
Traitement médicamenteux : antalgiques, anti-inflammatoires, parfois myorelaxants.
Adaptation des gestes de la vie quotidienne et arrêt des activités aggravantes.
La chirurgie n’est envisagée qu’en cas d’échec du traitement médical bien conduit pendant 6 mois, ou si les symptômes sont sévères d’emblée (troubles vasculaires, déficit neurologique).
L’objectif est de libérer les structures comprimées (neurolyse). Selon les cas, la chirurgie peut inclure des résections de structures osteo-tendineuses surnuméraires, la résection d’un muscle scalène hypertrophié ou la section d’un muscle petit pectoral. Certains cas particulièrement sévères nécessitent une résection de la première côte. L’intervention est réalisée par voie sus-claviculaire, et/ou sous claviculaire en fonction de l’anatomie du patient.
L’intervention dure en moyenne 2 heures, selon la technique utilisée et les structures concernées.
Elle est réalisée sous anesthésie générale.
Aucune immobilisation stricte n’est nécessaire après l’opération. Le bras est mobilisé précocement selon les consignes du chirurgien et du kinésithérapeute.
• Douleurs post-opératoires : modérées, bien contrôlées par les antalgiques. Des fourmillements ou une faiblesse temporaire peuvent persister quelques jours.
• Hospitalisation : en moyenne de 3 jours.
• Rééducation : débute rapidement après l’opération. Elle est essentielle pour restaurer la mobilité de l’épaule et corriger les déséquilibres musculaires.
• Arrêt de travail : variable selon la profession, de 4 à 8 semaines en moyenne.
• Résultats : une amélioration nette des symptômes est obtenue dans environ 70 à 90 % des cas bien sélectionnés.
• Complications rares mais possibles : hématome, infection, lésion nerveuse, pneumothorax, récidive des symptômes.